L'émission Radiophonique du MINPROFF:"FEMME,FAMILLE et SOCIETE, diffusée tous les Mercredis à 20 Heures 45, à la CRTV Poste National:     J'ai en effet la conviction que dans les prochains mois, nos grands projets de développement vont connaître une évolution qui avait été ralentie par la crise et, il faut le dire, par l'inertie de certaines administrations......Nous aurons donc besoin de plus d'ingénieurs, d'économistes, de médecins, d'enseignants, de statisticiens, de techniciens, de spécialistes de tous ordres.S.E. Paul BIYA, message à la Jeunesse, 10 février 2010..

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    Indépendance et Réunification


     

    PRESENTATION DU MINISTERE,"LE MINPROFF"

               ORGANE D'IMPLEMENTATION DE LA POLITIQUE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE LA FAMILLE ET DU GENRE AU CAMEROUN  

    LA VIE PRATIQUE DU MINPROFF:08 MARS 2010, LE COMITE D'ORGANISATION A PRIS SERVICE.

               NOUS PRIONS LES RESPONSABLES DES SERVICES DECONCENTRES DE METTRE A LA DISPONSITION DU COMITE SITE WEB, DES INFORMATIONS DE LEURS ACTIVITES A PUBLIER.   

               AXES D'ACTIONS PRIORITAIRES:1.La Promotion de la Femme et du Genre***2.La Promotion de la Famille***3.Le Renforcement institutionnel et de la Gouvernance .  

  • MINPROFF:update news

  • Une telle perspective exclusivement financière et matérielle reste très partiale et assez superficielle parce que le fond du problème est éthique.
  • En effet, la corruption qui au sens étymologique signifie décomposition, pourriture, n’est qu’une manifestation de la déliquescence des valeurs morales ; c’est un phénomène par essence occulte, dont les traits caractéristiques sont la culture de l’opacité, le manque de transparence et aussi le silence : l’on en entend parler que lorsque les termes du marché nocturne sont trahis par l’un des contractants La corruption n’est par conséquent pas facile à cerner, ses contours restent bien flous puisqu’elle est naturellement une affaire de l’ombre qui ne peut être constatée qu’à partir des murmures souvent imparfaitement déchiffrables des usagers qui malgré la volonté de se plaindre, éprouvent toujours une certaine gêne à étaler au grand jour le marché noir conclu sous la table et qui ne manque pas souvent d’être un marché de dupes. En définitive, elle pose à l’État des problèmes majeurs tout autant politiques, économiques, sans oublier les atteintes à l’image et à la crédibilité, d’où, depuis un certain temps, une réaction inhabituellement énergique.
  • La corruption se révèle donc être un énorme souci à la fois éthique, esthétique, économique et politique ;
  • c’est une déviation totale, un détournement intégral d’objets autant que d’objectif. Elle comporte à l’évidence un aspect moral, déloyal, (c’est par exemple la rétention abusive des dossiers, la soustraction frauduleuse des pièces d’un dossier complet, le mauvais accueil réservé aux usagers, le harcèlement sexuel…), un aspect matériel (le choix orienté des prestataires non forcément méritants, la non livraison des fournitures payées à prix d’or, l’acceptation de prébendes pour rendre le service normalement dû etc...) et un aspect politique catastrophique (la mal gouvernance).
  • Ses causes immédiatement identifiées par les intéressés sont les bas salaires,
  • la pauvreté qui s’est durablement installée, mais plus probablement le sentiment général d’impunité qui explique peut-être que chacun s’y soit mis à son niveau. Les conséquences en sont l’immobilisme, l’aigreur des uns contre le cynisme des autres, et en tout la dépréciation des relations humaines ; d’où la nécessité, pensent certains, d’initier un code de sanctions qui ne va pas sans la mise en place, pour l’agent de l’État, d’un plan de carrière clair. À bien l’observer, la corruption est un cycle sans fin, cercle vicieux, fille de la pauvreté individuelle, et qui ne sait en retour que générer de la pauvreté à grande échelle en privant l’État de ressources vitales pour son développement et en ternissant son image, en appauvrissant les usagers de l’administration qui se voient délestés de leurs maigres moyens, voire de leur dignité.

  • LA CORRUPTION EST-ELLE PRÉSENTE AU MINPROFF ?

  • L’Inspecteur Général qui vous parle peut, tout au moins à partir des dossiers qui lui sont transmis et d’une certaine expérience de la vérification, affirmer qu’elle n’en est pas absente. Mais avant toute chose, il est bon de savoir qu’il ne nous appartient pas de juger de ce qui est censé se passer au Ministère des Finances (ministère de l’argent), ou au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, ou au Ministère de la Santé Publique, ou à la Police … avant d’avoir balayé devant notre propre porte ; les fautes des autres ne nous absolvent nullement. Au préalable chacun de nous, au regard de ses attributions statutaires, devrait interroger sa conscience en se posant la question de savoir s’il est sans reproche, s’il assure sans chantage et sans rétribution inavouée la protection et la promotion des droits des femmes et des familles ainsi que leur promotion économique, mais aussi de quelle manière il redistribue parmi ses collaborateurs les quelques moyens mis à sa disposition.
  • C’est ainsi, même dans le contexte de la promotion des femmes et des familles,
  • l’on ne saurait avoir la naïveté de croire que la corruption, défaut de délicatesse par excellence n’existe pas, que c’est en quelque sorte le paradis sur terre. L’on ne peut plus se voiler la face et se complaire dans l’angélisme. Pour ne donner qu’un seul exemple, je dirai que l’Inspection Générale a eu à recevoir des plaintes de responsables d’associations féminines qui déclaraient avoir versé en pure perte des sommes d’argent à des collaborateurs, espérant pouvoir bénéficier aussi des petits équipements distribués régulièrement par le Ministère. Convenons-en, la corruption est une réalité concrète, confortablement installée dans nos mœurs, vécue au quotidien, bien qu’avec une infinie discrétion, pourtant l’on a tendance à traiter comme quelque chose de théorique et de virtuel, de lointain, d’hypothétique, dont il ne convient de parler qu’au conditionnel, sauf quand il s’agit des autres. Sartre faisait déjà dire à l’un de ses personnages : « L’enfer c’est les autres.» Nous avons tendance à croire et à dire : la corruption, c’est les autres. Mais au fait, comment se manifeste-t-elle ?
  • De manière récurrente, la corruption est répertoriée comme le fait des autres,
  • qui tentent de corrompre les agents du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille ou qui demandent à être défrayés pour traiter les dossiers concernant ses cibles. Elle est presque toujours une réalité lointaine à eux étrangère, pratiquée uniquement par et/ou chez d’autres, au rang desquels se comptent les fonctionnaires du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural dont les techniciens sur le terrain rançonneraient les femmes rurales qu’ils doivent assister dans le montage de leurs projets agricoles, ceux du Ministère des Finances qui exigeraient des pourcentages exorbitants (jusqu’à 40%) pour libérer les engagements effectués, les collaborateurs des autorités administratives qui n’hésiteraient pas à s’assoir littéralement sur les dossiers de légalisation des associations et les responsables des associations féminines elles-mêmes, prêtes à n’importe quelle contorsion pour entrer dans les bonnes grâces de leur Ministère. En tout état de cause, la corruption sait s’insinuer et peut ici se loger à différents niveaux :
  • 1° En interne, dans la relation avec les collaborateurs dont voici quelques indices non exhaustifs
  • La complicité avec son comptable-matières ;
    Le trafic d’influence, le chantage et les abus d’autorité divers vis-à-vis des subordonnés et/ou des collaborateurs des services déconcentrés ;
    Le favoritisme, le népotisme et le tribalisme, bref la discrimination ;
    Les frustrations et la suspicion ;
    Le clientélisme et le développement d’un régime de faveur qui tend à nier le mérite ;
    L’égocentrisme et le goût de l’arbitraire de certains gestionnaires délégués ;
    La mainmise irrégulière des directeurs de CPF sur le crédit PDA/PPTE et son dévoiement total ;
    Le harcèlement sexuel.
  • 2° Dans la relation avec les usagers de l’administration,
  • il s’agit
    - D’abus à l’encontre des associations féminines à qui il arrive que l’on demande de payer des frais injustifiés (carburant afin que le suivi de leurs activités puisse être effectué, inscriptions pour le défilé du 08 mars, montage des projets, avoir l’assurance d’être retenues sur la liste des bénéficiaires des dons de matériel, pouvoir simplement être légalisées…) ;
    - Du refus de les accompagner dans la quête des services au sein d’autres administrations ;
    - Du monnayage et de la vénalité pour les usagers de services normalement gratuits ;
    - Du harcèlement sexuel.
  • 3° Dans la relation avec les autres administrations où les collaborateurs seraient soumis

  • - Au harcèlement et aux pressions de toutes sortes exercés par les Autorités politiques (députés, présidents du parti…) ;
    - À l’incompréhension des autorités administratives dont les exigences seraient insoutenables.
    Mais on peut aussi noter de leur part une ferme volonté d’autonomie à tout prix qui préfère mettre en hibernation l’exigence de la collaboration transversale et voit d’un très mauvais œil la tutelle de l’autorité administrative.
  • 4° Dans la relation avec les prestataires de services qui est de loin la plus perverse à travers une complicité agissante dans laquelle le fournisseur devient souvent le maître.
  • Leur relation est fondée sur :
    - L’acceptation des pots-de-vin ;
    - La connivence ouverte ;
    - Des attributions des marchés complètement biaisées ;
    - Les fausses factures et les livraisons fictives.
  • COMMENT EN SORTIR ?

  • La lutte contre la corruption étant une priorité nationale et une instruction instante de la très Haute Hiérarchie, la question ne peut être de savoir si l’on peut en sortir, mais bien comment. Et voici quelques suggestions :
    - Commencer à considérer le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille non comme un « machin », pour parler comme le Général De Gaulle caractérisant l’ONU, ou comme un gadget, mais plutôt comme une administration publique normale, fonctionnant selon les canons reconnus de l’administration publique, dans le respect de la hiérarchie, la courtoisie, l’efficacité, c’est-à-dire la culture du résultat, et l’efficience, qui exige le meilleur résultat au moindre coût ;
    - Instituer la culture de l’intégrité, de la transparence, capaciter et responsabiliser les collaborateurs à cette fin ;
    - Apprendre à respecter nos partenaires et à construire avec eux tous tant qu’ils sont des rapports équilibrés ;
    - Apprendre à bâtir une relation plus saine avec l’Autorité Administrative généralement regardée comme un épouvantail ou un frein, oubliant que son rôle est avant tout celui d’un adjuvant et d’un facilitateur, dans la mesure où c’est elle qui a la charge de coordonner l’ensemble de l’action publique sur toute l’étendue de son territoire de commandement ;
    - Négocier des partenariats solides avec les responsables des secteurs les plus sollicités par nos cibles afin que celles-ci ne se sentent pas abandonnées à elles-mêmes entre des mains inconnues et pas forcément rassurantes (cf. le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural dont les l’expertise est nécessaire aux femmes rurales) ;
    - Envisager la création d’instances de lutte contre la corruption dans la proximité, c’est-à-dire au niveau local ;
    - Ne pas se lasser de sensibiliser nos collaborateurs, nos partenaires et l’ensemble de nos cibles sur la nécessité d’adopter des comportements sains et empreints de dignité, et sur le concept de bonne gouvernance ;
    - Organiser des rencontres avec les responsables d’associations pour apprendre à identifier avec eux les signes avant-coureurs de la corruption et à les dénoncer ;
    - Mieux réguler le mécanisme des marchés ;
    - Dans des cas d’incitation, ne pas hésiter à saisir la hiérarchie directe du suspect et/ou la Cellule de Lutte contre la Corruption du Ministère dont il relève.
    À dire vrai, ce ne sont là que quelques pistes, comme pour dire qu’il est urgent de réfléchir ensemble sur une stratégie qui permette de réduire l’ampleur de la corruption, bref, de mettre un coup d’arrêt à la propagation de cette maladie sinon mortelle à l’instar du SIDA, mais fortement incapacitante. Faut-il encore le répéter, l’objectif prioritaire du gouvernement c’est le développement et l’avancement de notre pays dont l’ennemi, redoutable d’acharnement, est parfaitement connu. Son nom est la CORRUPTION.
  • Je vous remercie.

  • CO.LU.CO.LIRE SUITE

  • MINPROFF, Yaoundé, Cameroun.
    E-mail: cab_minproff@yahoo.fr
    Tel: 237-22-23-25-50 - Fax: 237-22-23-39-65.
    mise en ligne du 25 janvier 2010:Webmastersci