| Fini
le "VIENS-ON-RESTE" : Pour ces couples, c’est la
fin d’un long et périlleux concubinage. |
Le
Minproff a organisé le mariage collectif de 150 couples
à Douala
Ils
avaient attendu longtemps, 17 ans de vie commune, riche
et prospère avec des jumeaux. Il
fallait une fois pour toute officialiser cette union bénie
par la famille. Jacques et Esther NGUENANG avaient des mines
radieuses samedi dernier à la place du gouvernement
de Douala. Ce couple, vient de Nkongsamba dans le département
du Moungo, a été uni officiellement par le
ministre de la Promotion de la femme et de la famille (Minproff),
Suzanne Mbomback. En même temps que 143
autres couples des quatre départements
du Littoral.
C’est
à 11h45 que la caravane conduite par Suzanne Mbomback
débarque sur le lieu de l’évènement.
Les groupes de danse venue de Yaoundé, de Douala et
autres, mettent de l’ambiance à tout rompre.
Même la fanfare municipale est de la partie. Le nombreux
public accouru ne craint pas le soleil. Il sait qu’une
fête grandiose va se dérouler ce jour. La présence
de tous les maires de la province ainsi que celle de Fritz
Ntone Ntone, le délégué du gouvernement
auprès de la communauté urbaine de douala, ne
disent long également sur l’importance de l’évènement.
La cérémonie protocolaire achevée, 144
couples entament la marche nuptiale et font leur entrée
sous des applaudissements nourris. La plus jeune mariée
du jour, Awa, 15 ans, venue de Douala II, voit ses jambes
enduites de vernis comme le veut la tradition dans la province
du Nord. Et un peu plus de 4 heures, on verra de belles choses,
sans que le moindre signe de fatigue ne vienne obstruer le
visage des mariés, tant leur joie prend le dessus.
Tous disent
« oui ! » à leur conjoint, s’embrassent
devant la foule, sans gêne, juste pour savourer ce moment
de bonheur éperdu. Une joie totale. Le stock du duo
Marthe Totto et Blake Philémon Ondoua sur les obligations
du mariage émerveille le public. Il fait surtout comprendre
aux heureux élus qu’ils doivent se soutenir mutuellement,
se respecter, s’aimer pour la vie et mener une vie de
sainteté. Tout en félicitant les marié,
Suzanne Mbomback les exhorte à ne jamais abandonner
le soutien et l’accompagnement de la famille, première
institution sociale et première richesse nationale.
Elle leur dit que c’est au sein de la famille qu’on
résout tous les problèmes qui se posent sans
avoir recours au tribunal. Le Minproff leur rappelle également
les avantages du mariage qui sont, entre autres, la sécurisation
et la stabilisation des familles, la cohésion et l’harmonie
de tous les membres de la famille, la consolidation des liens
familiaux et partant, celles des institutions républicaines.
Ainsi,
après Ebolowa, Limbe, Bamenda, Doume, Foumban, Abong-Mbang,
Bertoua et dernièrement Mbalmayo où 70 mariages
collectifs ont été célébrés
le 16 octobre dernier, c’est le tour de la cité
économique d’accueillir ce programme lancé
par le Minproff depuis janvier 2007 pour amener les couples
à la légalisation des unions coutumières
ou libres, histoire de mettre fin définitivement au
concubinage.
REACTIONS
« Retrouver les valeurs africaines »
Suzanne MBOMBACK, ministre de la Promotion de la Femme et
de la Famille : «
La plupart des problèmes qui sont posés au Minproff
; où une cellule d’écoute prête
une oreille attentive aux familles à longueur de journée,
sont liés aux successions, à la non scolarisation
des enfants, à la non sécurisation de la famille
et par cette non légalisation des unions. Les hommes
ne reconnaissent pas leurs enfants. Ils préfèrent
vivre avec des jeunes femmes en union libre ou coutumière.
Il s’en suit donc que les enfants ne peuvent aller à
l’école ou présenter un examen, faute
d’acte de naissance. Les problèmes tels que l’héritage,
l’accès des veuves à la propriété
foncière devenaient de plus en plus difficiles à
régler sans acte de mariage. A travers ces unions collectives,
je crois que nous allons retrouver ces valeurs africaines
que nous ne saurions perdre, telles que la paix et l’amour
de nos peuples ». »
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| FINI,
LE « VIENS-ON-RESTE : Pour ces couples, c’est la
fin d’un long et périlleux concubinage. |
| «
Aide moi à vivre », ou « viens m’aider
à rester ». Elles sont nombreuses
les expressions pour désigner le concubinage à
la camerounaise. Au-delà des festivités des
mariages en série organisé samedi dernier par
le gouvernement, l’épineux problème des
unions libres restent une gangrène au sein des couples.
« Après 22 ans de vie commune, il était
temps d’en finir avec cette cacophonie. Nous voulions
nous engager à long terme pour l’avenir de nos
enfants », martèle la désormais Madame
Mateck née Epolé Nathalie au petit groupe des
invités venus l’accompagner sceller son union
avec « son homme ». Elle sait que parmi ses hôtes,
il y en a encore qui hésitent à se passer la
bague au doigt.
Pourtant,
Suzanne Mbomback, le ministre de la Promotion de la Femme
et de la Famille a été claire dans ses propos
: « 70 % de conflits au sein de la famille sont dues
au concubinage. Les problèmes liés aux successions,
la non scolarisation des enfants, l’instabilité
de la famille, les enfants de la rue, la prostitution des
jeunes filles ont leurs origines dans les unions libres. C’est
ainsi qu’elle s’est fixée l’objectif,
avec l’aide de ses concitoyens de lutter contre ce fléau
en interpellant à la parenté responsable, en
conciliant les liens familiaux, « car il n’y a
pas de société stable sans famille stable »,
ajoute-t-elle. « Un homme responsable doit accepter
de dire oui à sa femme devant Dieu et les hommes. Cela
contribue aussi à lutter contre les maladies sexuellement
transmissibles dans la famille », renchérie Ibrahim,
un quinquagénaire polygame qui vient d’officialiser
son union avec ses deux compagnes.
Derrière
le cortège des 140 mariés du 10 novembre effectuant
leur marche nuptiale, une trentaine de jeunes filles chantent
et dansent. Elles sont là pour animer la cérémonie.
Mais Marie Madeleine Nomo, leur encadreur, tient à
préciser l’objet essentiel de leur présence.
« La jeune fille doit s’imprégner de ce
qui se passe ici. C’est l’occasion de la préparer
pour l’avenir en tant que femme, mère et épouse
de demain ». Sans doute, les concubins les plus réfractaires
présents sur la Place gouvernement de Bonanjo ce jour-là
ont compris le message du Minproff qui a décidé
de lutter à tout jamais contre le concubinage. Celle-ci
étant source d’instabilité et d’insécurité
au sein des familles.
REACTIONS
« Plus responsables désormais »
BOULOUM Victor, père de famille. : «
Notre mariage a été célébré
avec la grâce de Dieu. La fête a été
belle. Ca fait 12 ans que nous ensemble avec cinq enfants.
Maintenant que mariés officiellement, nous allons être
plus responsables comme d’autres avant nous. Nous souhaitons
beaucoup de chance aux autres le jour de leur mariage parce
ce que c’est vraiment une assurance ».
« L’occasion était idoine »
Mohaman SANI, polygame. :«
C’est une occasion en or de se marié officiellement.
Depuis notre mariage coutumier, nous n’avions pas d’acte
de mariage. Après cinq ans et trois enfants, il le
fallait. Nous nous sommes promis pour la vie. Mon épouse
et moi remercions le bon Dieu d’avoir sauvé notre
couple. Nos enfants sont sauvés ». |
| BAMENDA
: Mass Marriages for 70 Couples Women Empowerment Minister has
praised the concubines for making their union official |
| It
was a rare moment in the Bamenda congress hall on Tuesday 9
October for some 70 couples, drawn from all
the seven divisions of the North West Province, who signed the
civil statuts registry. Historic amongst them were the fon of
Ntudib in Ndu His Royal Highness Mathias Nfor who officially
got married to his four wives ans Sub chief of Nkambe, Fon Fai
Ndibutu, who signed the civil status register with two wives.
The collective marriage ceremony was witnessed and encouraged
by the Minister of Women Empowerment and the Family (MINPROFF)
Suzanne MBOMBACK, who congratulated the couples for such a giant
step in an area where traditional marriages remain supreme.
The mass marriage ceremony came on the heels of the launching
of the World Rural Women’s Day organized under the theme.
“The Right to Food : Rural Women: Take Action”.
Advising the couples, the Government Delegate to the Bamenda
Council, TADZONG Abel NDEH, in collaboration with the Mayor
of Ndop, Dr NTOH Daniel Belengka, said marriage is not a bed
of roses. They cautioned that couples should have a stronger
bond of solidarity so that only death can part them.
To the witnesses, they
warned against bad advice. “Should anything go wrong
in the near future. I will hold the witnesses responsible
because it is their duty to counsel the couples” said
the Government Delegate. It was also a unique moment for the
oldest couples. Barnabas Bono and wife who celebrated their
Golden Jubilee last year to advise the young couples that
love for each other, tolerance, empathy, prayerfulness and
good meals are the secret of a happy marriage. The signing
ceremony also gave room for pertinent questions to be directed
to the various couples. These include “for how long
they have known each other” , the type of settlement,
and marital status they opted for”. While most Christians
chose monogamy and joint property, many with strong traditional
backgrounds went in for polygamy and separate property.
According to MINPROFF
officials, the mass marriage exercise was initiated because
most Cameroonians neglect the importance of marriage certificates,
coupled with lack of basic finances to carry out court marriages.
The newly wedded couples received special gifts from MINPROFF.
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